L’arabica, qui représente autour de 60 % de la production de café, est principalement cultivé en Amérique latine. Quant à l’Asie et à l’Afrique, elles privilégient la production de robusta. Le Vietnam, principal producteur de robusta, est devenu un acteur majeur du marché du café en deux décennies, alors qu’il n’en produisait pas auparavant.
Le café est le produit agricole le plus exporté dans le monde. Il est essentiellement consommé dans l’Union européenne, aux Etats-Unis et au Japon. Ensemble, ils totalisaient 97 % des importations mondiales en 2008. Quant aux pays producteurs, leur consommation, encore relativement faible, augmente fortement, notamment au Brésil. Au total, la demande intérieure des pays producteurs a augmenté de 33 % entre 2001 et 2009.
La production du café est particulièrement sensible aux aléas climatiques, d’où des variations de l’offre qui peuvent être importantes d’une année sur l’autre. Selon l’Organisation mondiale du café, la production de 2009-2010 devrait être en repli de 4,5 millions de sacs par rapport à la saison précédente, à 123,7 millions de sacs. Dans le même temps, la consommation continuera à progresser. Après des années de surproduction, la tendance est depuis le début des années 2000 à un déficit de l’offre. Résultat, les stocks des pays exportateurs sont au plus bas, à 17 millions de sacs contre 55 millions en 2001. Les cours sont depuis lors tendanciellement orientés à la hausse. Au 31 décembre 2009, la livre d’arabica cotait 135,90 cents à New York, et la tonne de robusta, 1294 dollars la tonne à Londres.
Originaire d’Afrique de l’Est, l’arabica est la variété de café la plus produite dans le monde. Elle est particulièrement fragile, sujette aux maladies et parasites (notamment la rouille), en partie à cause d’une faible diversité génétique. Ce n’est pas le cas du robusta, qui tire son nom d’une meilleure résistance. Des centres de recherche mettent actuellement au point des variétés hybrides en croisant par exemple des espèces d’arabica cultivées avec des caféiers sauvages d’Ethiopie, afin à la fois d’améliorer leur résistance et de développer de nouveaux goûts.
Pour cultiver des caféiers, les zones ombragées sont les plus adaptées. Le fait de se développer dans un environnement ombragé permet aux cerises de rester hydratées jusqu’à leur maturité, d’où des fèves plus grosses et, selon certains spécialistes, une meilleure qualité gustative. Les producteurs qui souhaitent privilégier la qualité ont donc souvent intérêt à associer la caféiculture à la plantation d’espèces forestières ou fruitières : c’est en outre un moyen de diversifier leurs revenus et, en fonction des espèces choisies, cela permet une fertilisation naturelle tout en préservant l’écosystème local.
Certains producteurs, notamment dans le cadre de grandes plantations de culture intensive, les font pousser en plein soleil et doivent utiliser d’importantes quantités d’engrais. Les petites plantations sont toutefois très majoritaires : 70 % de la production mondiale de café proviennent d’exploitations de moins de 5 hectares.
Le marché du café est d’ailleurs emblématique des relations commerciales Nord-Sud. Les petits producteurs ont très peu de poids de négociation face aux quelques multinationales du négoce ou de la torréfaction qui contrôlent le marché, et ils subissent de plein fouet les variations des cours mondiaux. Certains d’entre eux doivent abandonner le café pour se tourner vers des cultures plus rentables et offrant des revenus plus réguliers.
De plus, hormis le Brésil, les pays producteurs ne bénéficient presque pas des étapes de transformation (sur lesquelles s’opèrent les plus fortes valeurs ajoutées), qui se situent plutôt dans les pays consommateurs. En cause, notamment, les droits de douanes à l’importation des pays industrialisés, généralement plus élevés sur les produits transformés que sur les produits bruts, qui ont jusqu’à maintenant contribué à empêcher les pays producteurs de développer leurs industries de transformation du café.
Production mondiale 2008-2009 : 128,2 millions de sacs (1 sac = 60 kg). Dont Brésil : 36 %, Vietnam : 14 %, Indonésie : 7 %, Colombie : 7 %, Ethiopie : 3 %.
Exportations en 2009 : 94,7 millions de sacs. Dont Brésil : 32 %, Vietnam : 18 %, Colombie : 8 %.
Principaux pays importateurs : Etats-Unis, Allemagne, Italie, Japon, France
Cotation : Arabica : ICE Futures US (ex-NYBOT), en US cents/livre ; Robusta : Euronext.liffe en USD/tonne.
Source : Organisation internationale du café
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