Un certificat est un produit financier associé à un sous-jacent (indice, action, matières premières), auquel son cours est correlé. Une large palette de certificats de différents types permet de servir des stratégies d’investissement différentes : baisse, hausse, stabilité du sous-jacent, avec ou sans effet de levier, avec ou sans date d’échéance…
Trois types de certificats permettent d’investir sur les matières premières (matière isolée, indice ou panier) :
- Les Certificats 100 %, et les certificats Open-end, reproduisent l’évolution du sous-jacent
- Les Certificats 100 % bear sont destinés à parier à la baisse : ils répliquent les performances inverses du sous-jacent.
- Les Turbos et les Powers permettent d’investir à la hausse ou à la baisse, avec effet de levier. Ils sont dotés d’une barrière désactivante.
Certains émetteurs proposent des certificats 100 % ou 100 % bear dits « quanto », qui incluent une couverture contre le risque de change (les matières premières étant généralement cotées en dollars et les certificats en euros).
Les certificats sont des valeurs mobilières cotées en continu sur Euronext (de 9 h 05 à 17 h 30) et peuvent être échangés à n’importe quel moment durant les horaires de cotation. La liquidité est assurée par l’émetteur du certificat, qui s’engage à fournir en permanence un prix à l’achat comme à la vente.
Les certificats dotés d’une date d’échéance (hors turbos) sont radiés de la cote 6 jours avant cette date.
Quel que soit l’émetteur du certificat, vous pouvez passer vos ordres via votre intermédiaire financier habituel (banquier ou courtier en ligne). Les frais de transaction et les modalités de transaction sont les mêmes que pour des actions.
Les certificats ne sont éligibles ni au PEA ni au SRD.
Une même matière première est généralement cotée sur plusieurs marchés à terme ; elle fait également l’objet d’un commerce physique où les négociations s’effectuent directement entre acheteurs et vendeurs.
Tous ces prix interagissent fortement entre eux et ont tendance à converger. Les arbitragistes contribuent ainsi à réduire les écarts de prix anormaux entre les différents marchés à terme, en se portant acheteurs sur les contrats les moins chers et vendeurs sur les contrats les plus chers. Par ailleurs, les prix pratiqués sur le marché physique de gré à gré sont souvent établis sur la base d’un contrat à terme d’un grand marché de référence.
Ainsi, si les prix peuvent épisodiquement afficher des écarts non explicables par les coûts de stockage, de transport ou la différence de qualité, ils ont tendance à se rééquilibrer, particulièrement sur des matières premières échangées à très grande échelle sur les marchés mondiaux.
La différence entre le prix du contrat à terme à l'échéance la plus proche et le prix au comptant est appelée « base ». Celle-ci peut être positive ou négative en fonction de la situation du marché. Pour que les marchés à terme puissent jouer pleinement leur rôle de couverture, cette base doit être relativement stable et prévisible.
En général, parce qu’ils intègrent des coûts supplémentaires (stockage, frais d’assurance, intérêts bancaires…), les prix à terme sont supérieurs aux prix au comptant - la base est donc positive. On parle alors de situation de report, ou de contango. Dans le cas inverse, on parle de déport, ou de backwardation.
La situation de report est plus fréquente en cas d’excédent sur les marchés physiques. En effet, si les stocks sont importants, les transactions auront tendance à être repoussées dans le temps. Le marché rémunère alors une partie des coûts de stockage, ce qui a pour effet de valoriser le prix des contrats à terme. À l’inverse, la situation de déport se retrouve davantage lorsque les stocks sont bas.
Normalement, le prix d’un contrat à terme rejoint à son échéance le prix au comptant (ou spot) équivalent.