- offre : qualité des récoltes (conditions météo, maladies…), état des stocks
- demande : évolution de la consommation alimentaire (démographie, changements dans les modes d’alimentation…), autres consommations (biocarburants)
- politiques des États : subventions, taxes douanières, quotas…
- coût du transport et du stockage
- spéculation sur les marchés à terme
- variation des taux de change
Seule une petite partie des produits agricoles est échangée sur les marchés internationaux, certains ne quittant pas le marché local. Pour ceux qui sont échangés sur les marchés mondiaux, la référence de prix est généralement déterminée par les marchés à terme qui, grâce à leur importante liquidité, permettent de dégager un consensus sur l’équilibre offre/demande au niveau mondial.
Les produits agricoles ont pour particularité de faire l’objet d’une demande relativement peu élastique (dans la mesure où il s’agit pour beaucoup de produits de première nécessité, une hausse des prix n’influe que très peu sur la consommation), alors que l’offre est très fluctuante (risques d’intempéries, de maladies…) et peu adaptable (une mauvaise récolte ne peut pas être rattrapée avant la récolte suivante). Ces contraintes conduisent à une instabilité importante des cours, qui incite les intervenants sur les marchés physiques à se couvrir massivement sur les marchés à terme.
Le CBoT (Chicago Board of Trade), aujourd'hui fusionné avec le CME, est la première place de cotation de contrats à terme sur les produits agricoles.
Le négoce mondial de produits agricoles de type « grains » est dominé par quatre grands acteurs : Cargill, Louis Dreyfus, ADM et Bunge ; pour les produits tropicaux : Ed & F Man, Sucden.
- offre : investissement dans les capacités de production (en fonction du rapport entre le coût de l’extraction et le prix de vente), décisions de l’Opep, stocks…
- demande : influences saisonnières (conditions climatiques dans les grands pays consommateurs…), évolution de l’activité économique, notamment dans les pays émergents, développement des énergies non fossiles…
- variation des taux de change
Les marchés à terme sur le pétrole ne datent donc que des années 1980, et ont progressivement supplanté les marchés physiques en matière de référence de prix. Les contrats sur l’énergie (pétrole, gaz naturel, électricité…) se sont fortement développés ces dernières années, parallèlement aux déréglementations sur ces marchés.
Sur les marchés physiques, il convient de distinguer le pétrole, qui fait l’objet de très importants échanges à l’échelle mondiale, du gaz naturel et de l’électricité, dont les marchés sont généralement plutôt régionaux et fonctionnent via des réseaux relativement figés.
Le Nymex (New York mercantile exchange) est de loin la première place de cotation de marchés à terme sur l’énergie.
Pétrole : Rotterdam est la première place mondiale pour les marchés physiques (brut + produits raffinés).
- offre : déstockage, production minière ; les politiques des pays producteurs sont d’autant plus importantes que ces métaux sont rares et que leurs minerais sont souvent très concentrés géographiquement.
- demande : stockage des banques centrales, bijouterie, industries technologiques…
variation des taux de change.
Le statut de valeur refuge des métaux précieux, en particulier de l’or, a tendance à faire monter les prix dans un climat économique déprimé, et inversement. Et ce, bien que ces métaux soient également utilisés dans l’industrie.
Le fonctionnement des marchés des métaux précieux (or, argent, platine, palladium) est assez différent de ceux des autres matières premières. Les volumes échangés sur les métaux précieux sont beaucoup plus faibles que pour les autres types de matières premières. Ce sont les prix spot qui font référence, et non les prix à terme. De fait, le prix rapporté au poids et à l’encombrement est beaucoup plus élevé, ce qui rend les coûts de stockage négligeables. Ainsi, par exemple, les instruments d’investissement sur l’or sont généralement adossés à des stocks physiques – ce qui serait impossible pour du blé. De plus, considéré comme valeur refuge, l’or peut être stocké sur de très longues durées, notamment par les banques centrales.
Il existe cependant aussi un marché à terme, notamment sur le Nymex, permettant aux producteurs ou aux industriels de se couvrir des risques de prix.
Les principales places de cotations sont le LBMA (London Bullion Market Association) pour l’or et l’argent physiques ; le London Platinum and Palladium Market (LPPM) pour le platine et le palladium physiques ; le Nymex pour les contrats à terme sur métaux précieux.
- offre : production minière, recyclage, stocks de métal physique sur le LME
- demande : très liée à la croissance économique
- variation des taux de change
Les cours des métaux de base sont fortement corrélés à la conjoncture économique : un ralentissement s’accompagnera par exemple d’une baisse de l’activité industrielle et de la construction, principaux débouchés des métaux de base.
Le LME (London Metal Exchange) est le principal marché à terme pour les métaux non ferreux. Ses contrats à terme font référence pour les prix mondiaux.
Le fer et l’acier ne sont en revanche pas cotés sur des marchés à terme ni sur aucun marché organisé. Leurs prix sont négociés de gré à gré, et ce sont généralement les contrats passés entre de grandes sociétés qui servent de référentiel.