Les OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières) sont des structures permettant la gestion collective de fonds qui sont investis dans des valeurs mobilières diversifiées et gérés par des professionnels. Certains OPCVM sectoriels permettent d’investir sur les matières premières via des actions de sociétés du secteur, notamment des sociétés minières. Il peut s’agir de sicav (sociétés d’investissement à capital variable) ou de FCP (fonds communs de placement).
Depuis peu, les FCP peuvent investir une partie des fonds sur des indices ou sur des contrats à terme de matières premières. Il existe également un type de FCP, le FCIMT (fonds commun d’intervention sur les marchés à terme), qui permet à l’inverse des FCP classiques d’investir sur une matière premières unique (or, pétrole). L’absence de diversification les rend très risqués et spéculatifs. Les FCIMT sont soumis à la fiscalité des warrants, et non des OPCVM.
Note : la différence entre sicav et FCP tient à leur statut juridique. Une sicav est une société anonyme dont l’investisseur détient des actions, tandis qu’un FCP est une copropriété de valeurs mobilières dont il détient des parts.
Les souscriptions à des OPCVM sont proposées par les banques ou les assureurs grand public. Renseignez-vous auprès d’eux pour connaître les offres. Ils ont l’obligation de vous informer précisément sur les risques, la durée de placement minimale recommandée, les frais de gestion annuelle… Les OPCVM sont également soumis à des droits d’entrée et éventuellement de sortie.
La fiscalité diffère entre les OPCVM de capitalisation et les OPCVM de distribution :
- Dans le premier cas, les revenus (dividendes, revenus obligataires…) sont réinvestis dans le fonds. Seules les éventuelles plus-values de cession au moment de la vente des parts sont donc soumises au taux d’imposition forfaitaire sur les plus-values de 30,1 % (18 % + 12,1 % de prélèvements sociaux), en cas de franchissement du seuil de cession annuel de 25 730 euros. Ce franchissement conduit à une imposition dès le premier euro.
- Dans le cas des OPCVM de distribution, les revenus sont distribués au souscripteur. Ils sont soumis à l’impôt sur le revenu en fonction des règles applicables aux types d’actifs inclus dans l’OPCVM (revenus d’actions, d’obligations…), exactement dans les mêmes conditions que si l’investisseur gérait directement le portefeuille (avec bénéfice des éventuels abattements, crédits d’impôts…).
À noter : certains OPCVM sont éligibles au PEA et à l’assurance vie, qui offrent des cadres potentiellement beaucoup plus intéressants fiscalement qu’un compte-titres. Demandez conseil à votre banquier.