mot de passe oublié ?
 
Veuillez vous identifier pour accéder à la page demandée.
 
Investir sur les matières premières était, il y a quelques années encore, pratiquement réservé aux professionnels. Le développement rapide de produits dérivés (trackers, certificats…), aussi faciles à négocier en Bourse que des actions, a ouvert ces marchés aux investisseurs particuliers. Le succès est tel que les établissements financiers rivalisent d’imagination pour proposer de nouveaux types de produits, répondant aux attentes des investisseurs : variétés des sous-jacents, effet de levier ou non, risque maximal ou maîtrisé...
 

Proches des ETF, les ETC (Exchange traded commodities) sont exclusivement dédiés aux matières premières. Ils sont généralement adossés aux différents indices et sous-indices DJ-AIG Commodities et peuvent refléter une matière première unique (pétrole, or…). Dans le cas des métaux précieux, ils peuvent permettre de négocier la matière première au comptant.
Comme les ETF, les ETC sont des produits sans maturité, cotés et échangeables sur un marché réglementé. Ils n’ont cependant pas le même statut juridique : les ETC sont des obligations zéro coupon à durée indéterminée, c’est-à-dire des valeurs mobilières et non des fonds cotés.
La plupart des ETC sont conçus pour reproduire les performances du sous-jacent, mais certains permettent d’investir sur sa baisse ou de bénéficier d’un effet de levier.

En pratique

Les ETC font l’objet d’une cotation en continu et se négocient de la même manière qu’une action.

 

 

 
 

Producteurs

Agriculteurs, compagnies minières ou sociétés pétrolières, les producteurs mettent sur le marché des matières brutes, ou sur lesquelles ils ont opéré de premiers traitements. 

Ce sont eux qui sont à l’origine de l’offre ; outre les contraintes spécifiques aux différentes productions, les prix sur les marchés ont une influence sur l’offre à venir : un producteur de nickel sera davantage tenté d'investir dans ses capacités de production si les prix sont élevés et tendanciellement à la hausse que dans le cas inverse.

Intermédiaires

Les matières premières échangées sur les marchés internationaux passent dans les mains d’un certain nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Une fois la matière brute produite et extraite, elle peut faire l’objet de différentes phases de traitement avant de parvenir au consommateur final.

Négociants

Peu connues du grand public, et même relativement secrètes, les grandes sociétés de négoce international (comme Cargill, Louis Dreyfus…) sont pourtant au coeur de l’activité économique. Le métier de négociant a pris de l’importance avec la mondialisation des échanges et la marginalisation des Bourses de commerce comme lieux d’échange physique de matières premières. 

Les producteurs et les utilisateurs de produits de base peuvent difficilement traiter directement entre eux sur les marchés internationaux. Ils font donc généralement appel à ces négociants, intermédiaires chargés de confronter, dans l’espace et dans le temps, les flux d’offres et de demandes de leurs clients. Le négociant peut prendre en charge la gestion de la logistique et des risques liés à la transaction (exécution du contrat, fluctuation des prix, des devises et du coût du fret, perte de marchandises…). Il achète et vend en fonction des prix cotés sur le marché international auxquels il ajoute ses frais et ses marges. 

Une grande partie du métier consiste à se couvrir efficacement contre les risques que le négociant assume pour ses clients, grâce notamment à des contrats financiers, des assurances sur le transport, etc. 

Les groupes d’envergure internationale occupent une place de plus en plus importante sur le marché du négoce international de matières premières. Ils sont généralement spécialisés dans certains types de matières premières (pétrole, métaux de base, oléagineux…), du fait des spécificités des différents marchés. 

Ces sociétés peuvent en outre intervenir en marge de la négociation proprement dite : certaines d’entre elles ont leur propre flotte de bateaux, ou assurent elles-mêmes certaines étapes de la transformation des produits (raffinage de pétrole, concassage…).

Coopératives agricoles

Contrairement aux entreprises de négoce, les coopératives agricoles ne sont pas des sociétés privées de type commercial, mais des organismes appartenant à un groupe plus ou moins important d’agriculteurs. Ceux-ci mettent en commun des fonds destinés à stocker et à vendre leur production dans les meilleures conditions.

Courtiers

Le courtage consiste à mettre en relation un vendeur et un acheteur. Acteur indépendant, généralement rémunéré par le vendeur, le courtier conduit ou participe à la négociation et s’assure de la bonne exécution du contrat. Il n’est en revanche à aucun moment propriétaire des marchandises.

Logistique

Transport

La majeure partie des matières premières échangées sur les marchés internationaux transitent par voie maritime, et les ports de marchandises restent les lieux stratégiques du commerce mondial. Ils sont ainsi souvent entourés d’unités de transformation de matières premières (raffineries…). 

Preuve de l’importance du transport de marchandises, le Baltic Dry Index (vrac sec), coté en Bourse, est considéré comme un indicateur avancé de la conjoncture économique mondiale. Il reflète le volume des échanges mondiaux de marchandises : plus les échanges sont importants, plus il devient difficile de trouver un bateau pour effectuer un trajet, et plus les prix du fret augmentent. Ce qui a naturellement un impact sur le coût des marchandises. D’autres indices portant sur différents types de fret servent de référence pour l’établissement des tarifs en fonction du type de bateau et de marchandise. 

Le transport des marchandises implique de nombreux intervenants, certaines sociétés ayant des compétences multiples sur la filière : les armateurs sont les propriétaires des bateaux, les affréteurs les utilisent pour l’acheminement des marchandises d’un port à un autre, des logisticiens s’occupent de la prise en charge de la marchandise au port pour une distribution locale via d’autres moyens de transport…

Stockage

Les opérations de stockage, à différentes étapes entre la production de la matière première non transformée et la livraison finale, sont des étapes cruciales dans le négoce. Les stocks peuvent être détenus par tous les intervenants sur la filière : producteur (individuel ou en coopérative), négociant, marché boursier, industriel utilisateur… En fonction des conditions du marché, les intermédiaires peuvent être amenés à stocker ou à déstocker la marchandise, les stocks jouant un rôle tampon dans l’équilibre entre la production et la consommation. 
Le stockage a un coût, auquel il faut ajouter l’immobilisation des capitaux, les risques de baisse des prix et de pertes accidentelles.

Financiers

Les établissements financiers proposent de très nombreux outils à leurs clients sur toute la chaîne du commerce des matières premières, pour permettre aux producteurs, intermédiaires ou consommateurs de se couvrir des différents risques (liés aux transactions, transports, stockage, évolution de prix…).

Outre la couverture via les marchés à terme, les banques innovent pour proposer des produits spécifiques. Des produits dérivés climatiques permettent, par exemple, de se couvrir des risques climatiques (température, précipitations, vent…). Ainsi, un agriculteur peut acheter un dérivé portant sur les précipitations pour toucher, une prime en cas de sécheresse ; un producteur de gaz, un dérivé sur la température pour toucher, en cas d’hiver doux, une prime qui fera baisser ses prix…

Les produits spécifiques au négoce de matières premières sont généralement émis par des filiales locales de banques dans les zones stratégiques en termes de négoce. Pour l’Europe par exemple, si les transactions se concluent le plus souvent à Londres, les financements et outils de couverture proviennent pour l’essentiel de Genève, où sont basées de nombreuses sociétés de négoces.